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Pour les boutiques

Bon de livraison du colis : retrouver le contenu

Reliez le bon dans le colis aux articles réellement préparés. Séparez les pièces transporteur et gardez une trace des écarts, retours et corrections.

· 12 min de lecture

Sommaire

En bref

  • Pour votre boutique, reliez 3 éléments : la commande, le bon décrivant le contenu prévu et le contrôle des articles préparés. Placez une copie lisible du bon dans le colis ; conservez la trace de votre contrôle séparément pour pouvoir expliquer un article manquant ou une mauvaise variante.
  • Le bordereau Colissimo sert au transport. Votre bon marchand identifie les produits et les quantités de cette boîte.
  • La doctrine fiscale française admet, dans une très petite entreprise, un rapprochement manuel entre facture et documents commerciaux comme contrôle potentiellement suffisant.
  • Choisissez les données personnelles imprimées selon leur utilité pour cette tâche, plutôt que de copier toute la fiche client.
  • AirPost est un réseau de fulfilment peer-to-peer : les boutiques en ligne font emballer leurs commandes et déposer en point relais par des particuliers vérifiés proches de leurs clients, rémunérés par colis depuis chez eux. Pas d'entrepôt, pas de volume minimum de commandes.

Votre client ouvre un colis avec le bon nombre de sachets, mais trouve une référence différente. Le suivi du transport indique livré et votre commande semble complète. Pour comprendre le problème, il faut revenir au contenu. Une feuille imprimée avant la préparation décrit ce que vous comptiez envoyer. Votre contrôle doit ensuite relier cette liste à ce qui a réellement été placé dans la boîte. Ce guide s’adresse aux boutiques qui préparent ou font préparer leurs commandes à destination de clients en France.

Quel bon faut-il mettre dans le colis Colissimo ?

Utilisez un document marchand qui permet au destinataire de reconnaître les articles. Indiquez une référence de commande, les produits, leurs variantes et les quantités prévues dans cette boîte. Le bordereau d’affranchissement a une autre fonction : il permet l’acheminement du paquet. Donnez des noms différents à vos fichiers et à vos instructions. Avec une consigne comme mettre le bon, une personne qui découvre votre organisation peut choisir la mauvaise feuille.

L’aide professionnelle de La Poste sur la preuve de dépôt explique que cette preuve atteste la prise en charge du colis. Pour le bordereau imprimé utilisé au guichet, elle se trouve à droite et doit recevoir le cachet daté. Gardez cette pièce pour votre dossier transport. La copie destinée au client décrit les marchandises. Nommer séparément ces documents évite de mettre dans la boîte une pièce dont vous aurez besoin ensuite.

Pièce ou traceÉvénement décritUsage dans votre boutique
Commande du clientArticles achetés et choix de variantes.Point de départ pour préparer la livraison.
Bon marchand dans le colisContenu annoncé pour cette boîte.Repère pour le client et référence pour une demande.
Contrôle de préparationArticles effectivement vérifiés avant fermeture.Recherche d’un écart de quantité ou de variante.
Bordereau et preuve de dépôtTransport réservé puis prise en charge.Dossier transport associé au numéro du colis.
Facture et éventuel avoirTraitement financier de l’opération.Rapprochement avec livraison et corrections.
Séparez les fonctions avant de choisir où chaque document est conservé ou imprimé.

Comment désigner une variante sans obliger le client à deviner ?

Reprenez une désignation reconnaissable par votre client : nom du produit, couleur, taille ou autre choix qui distingue la référence. Un code interne peut compléter cette désignation, mais il ne remplace pas une explication lisible. Si plusieurs variantes portent le même nom commercial, consacrez une ligne à chacune. La quantité sur cette ligne concerne la variante indiquée. Une ligne générique accessoires suivie d’un total peut cacher une substitution que vous avez besoin de retrouver.

Pour un coffret, décidez ce qui est vendu comme ensemble et ce qui doit être contrôlé comme composant. La personne qui prépare doit pouvoir vérifier les pièces prévues sans inventer leur composition. Le bon client peut rester simple, tandis que votre instruction de préparation détaille les éléments. Gardez un lien entre les deux. Si un composant change dans votre offre, mettez à jour l’instruction concernée avant de confier une nouvelle commande au préparateur.

Pourquoi garder une trace du contrôle après avoir imprimé ?

Imprimez à partir de la commande approuvée, puis comparez les produits physiques avec cette liste. Une copie du bon conservée dans votre administration vous indique la version utilisée. Ajoutez votre résultat de contrôle par le moyen prévu dans votre organisation. Ce résultat peut signaler une quantité vérifiée ou un écart résolu. L’intérêt est de pouvoir distinguer une erreur dans la liste d’une erreur pendant la préparation, sans se reposer sur un souvenir.

Ne transformez pas chaque coche en promesse de preuve absolue. Votre trace doit dire ce qui a été vérifié et à quel moment. Par exemple, vérifier la présence de deux sachets ne vérifie pas forcément leur référence. Si le contrôle ne couvre que le nombre, écrivez cela dans votre procédure. Le responsable pourra ensuite poser la bonne question. Une description limitée mais précise aide davantage qu’une mention contrôlé qui semble englober toutes les caractéristiques.

Quel rapprochement demande la piste d’audit de votre boutique ?

Au paragraphe 70 du BOFiP sur la piste d’audit fiable, l’administration indique qu’une très petite entreprise peut effectuer un contrôle suffisant par comparaison manuelle des factures et documents commerciaux. Cela ne dispense pas de choisir un contrôle adapté. Pour votre colis, commencez par relier la facture, la commande et le bon concerné. Vous n’avez pas besoin de supposer qu’une nouvelle application réalise déjà ce rapprochement.

Le même paragraphe demande de pouvoir suivre les documents dans les deux sens, avec les effets des retours et des avoirs. Organisez donc une référence qui vous permet de partir du bon vers la facture, puis de retrouver le bon depuis la facture. Le fichier envoyé au client n’est pas nécessairement tout votre dossier. Gardez à côté les changements utiles à l’explication du mouvement réel, sans les mélanger à une feuille destinée au destinataire.

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Quelles données personnelles avez-vous besoin d’imprimer ?

La CNIL définit la minimisation comme une sélection des données personnelles selon leur pertinence et leur nécessité pour la finalité. Appliquez ce principe à la feuille dans la boîte. Demandez-vous à quoi sert chaque champ. Une référence de commande peut aider à contacter votre support ; une note interne sur le client n’aide pas forcément à identifier les produits. Évaluez l’adresse, le téléphone et les autres informations selon l’usage concret de votre document.

Pour une commande cadeau, l’acheteur et le destinataire peuvent être différents. Vérifiez les renseignements utiles à chacun. Inspectez toutes les pages imprimées : une deuxième page peut révéler des données que vous n’aviez pas prévu de partager avec la personne qui reçoit le paquet.

Que faire lorsque le client signale un article absent ?

Demandez d’abord quel article et quelle variante sont concernés. Ouvrez le bon correspondant à ce colis, puis la trace de préparation. Si la commande a été livrée en plusieurs fois, identifiez la boîte concernée. Le suivi livré porte sur un paquet ; votre recherche porte ici sur son contenu. Le document marchand aide à poser les questions dans le bon ordre. Il ne permet pas, seul, de conclure que le client a reçu tous les articles.

Décrivez ce que vous trouvez avant de décider d’une correction : ligne absente du bon, variante différente, quantité non contrôlée ou autre boîte encore attendue. Si vous faites préparer vos colis, demandez une observation factuelle au préparateur. Un message indiquant que la commande paraissait normale n’explique pas quel produit a été vérifié. Confiez ensuite la décision commerciale et le traitement du client à votre boutique. La préparation apporte des faits, pas un refus automatique.

Comment conserver le lien après un retour ou un remplacement ?

Gardez la description de la première livraison et ajoutez la correction avec sa propre référence. Une nouvelle boîte doit indiquer ce qu’elle contient réellement. Si vous remplacez une seule pièce, ne reprenez pas sans contrôle le bon du coffret complet. Vous évitez ainsi de faire apparaître une livraison plus grande que celle que vous exécutez. Le retour reçu doit lui aussi être identifié par articles et quantités, pour que votre administration suive la situation actuelle.

La réception d’un retour et sa décision financière restent deux tâches à organiser. Pour le parcours français du retour, consultez Colissimo Retour pour votre boutique. Votre bon apporte une référence commune entre le client, la personne qui reçoit et votre service client. Conservez la possibilité de rechercher le dossier lorsqu’une feuille manque. Une référence perdue appelle une recherche, plutôt qu’une modification silencieuse de la livraison originale.

Quel contrôle transmettre quand vous externalisez la préparation ?

  1. Donnez la version approuvée

    Précisez quelle liste et quelle instruction s’appliquent à la commande. Retirez une ancienne impression du lot à préparer lorsqu’une référence change.

  2. Faites reconnaître les variantes

    Montrez comment identifier chaque référence dans votre stock. Le préparateur doit pouvoir relier produit physique et ligne du bon sans déduction.

  3. Définissez le résultat du contrôle

    Indiquez les points à vérifier et la manière de signaler un écart. Demandez de suspendre la fermeture si la composition reste incertaine.

  4. Séparez copie client et dossier boutique

    Placez la feuille prévue dans le paquet. Gardez la trace de préparation et les pièces transporteur dans les emplacements convenus pour les retrouver.

Avec l’expédition externalisée via AirPost, vous fournissez le stock et l’emballage et convenez du travail avec l’expéditeur. Précisez aussi comment les bons arrivent à son poste de préparation. Un document fourni ne garantit pas une synchronisation automatique avec votre logiciel de facturation. Votre boutique conserve la responsabilité de choisir les documents et de suivre les corrections ; l’expéditeur exécute les tâches convenues.

Quel coût de préparation comparer pour cette organisation ?

Constantes AirPost vérifiées le 13 octobre 2026 : la rémunération recommandée est de 2,25 € pour un petit colis et de 3,00 € pour un colis standard. En ajoutant 0,85 € de frais de plateforme à chaque envoi, ces composantes deviennent respectivement 3,10 € et 3,85 €, hors transport. L’écart est 0,75 €. Il concerne les catégories de colis ; ce n’est pas un supplément fixé pour le bon de livraison.

Choisissez la catégorie à partir du paquet réellement fermé, puis convenez de la rémunération. Si vous demandez une impression particulière, plusieurs feuilles ou une vérification supplémentaire, décrivez ce travail et son matériel avant de commencer. Vous pourrez comparer des propositions pour la même tâche. Une ligne bon inclus ne précise pas à elle seule si la personne imprime seulement le fichier, vérifie les variantes ou vous transmet un résultat de contrôle.

Questions fréquentes

Le bon de livraison du colis est-il le bordereau Colissimo ?

Les deux documents ont des fonctions différentes. Votre bon marchand décrit les produits de la boîte. Le bordereau sert au transport et sa partie preuve de dépôt est à conserver selon le parcours utilisé.

Que mettre sur une fiche de livraison du colis ?

Une référence de commande et des lignes lisibles avec produit, variante et quantité pour cette boîte. Choisissez les données personnelles selon leur utilité. Conservez votre trace de contrôle séparément du papier destiné au client.

Le bon imprimé prouve-t-il que tous les articles étaient présents ?

Il décrit le contenu annoncé. Pour rechercher un écart, reliez-le à la préparation effectivement contrôlée. Précisez ce que le contrôle couvrait, notamment quantité et variante, au lieu de déduire la présence de tous les produits de la seule impression.

Comment faire un bon de livraison pour un remplacement ?

Décrivez les articles réellement envoyés dans la nouvelle boîte et reliez cette correction à la commande initiale. Gardez la première livraison identifiable. Ne réutilisez pas sans vérification la liste complète d’un coffret si une seule pièce repart.

Faut-il un logiciel pour rapprocher bon et facture ?

Le BOFiP admet qu’un contrôle manuel adapté peut être suffisant dans une très petite entreprise. Votre organisation doit permettre de retrouver les documents et leurs liens. Une application ne remplace pas la vérification de la réalité du processus.

Sources

Vos références et votre bon sont prêts ? Trouvez un expéditeur et convenez du contrôle des variantes ainsi que de la copie à placer dans chaque colis.

Organiser la préparation de vos commandes

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