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Prix de référence : que changer à chaque nouvelle démarque ?

Calculez les remises sur le bon prix de référence, distinguez une campagne continue d’un redémarrage et vérifiez codes promo et comparaisons.

· 10 min de lecture

Sommaire

En bref

  • Le prix de référence d’une promotion française est normalement le plus bas prix pratiqué pendant les 30 jours précédents. Une campagne de démarques progressivement renforcées et sans interruption peut conserver la référence initiale ; une nouvelle campagne après remontée du prix doit intégrer les promotions précédentes dans son historique.
  • Le pourcentage annoncé doit être calculé sur cette référence : afficher le minimum en petit ne corrige pas une remise calculée sur un autre prix.
  • Une remise supplémentaire sur un prix déjà réduit ne s’additionne pas simplement à la première remise.
  • Le prix conseillé du fabricant et votre propre prix antérieur répondent à deux comparaisons différentes.
  • AirPost est un réseau de fulfilment peer-to-peer : les boutiques en ligne font emballer leurs commandes et déposer en point relais par des particuliers vérifiés proches de leurs clients, rémunérés par colis depuis chez eux. Pas d'entrepôt, pas de volume minimum de commandes.

Votre outil prévoit une première remise, une deuxième démarque puis une offre de fin de campagne. Il possède aussi un champ prix barré que vous pouvez modifier manuellement. Ces deux fonctionnalités ne garantissent pas que l’annonce raconte la bonne histoire. Le contrôle consiste à relier chaque pourcentage au prix réellement applicable et à la campagne dont il dépend. Une modification graphique minime peut masquer un changement juridique de référence, surtout après une pause ou une hausse de prix.

Le minimum affiché et le pourcentage doivent-ils utiliser la même base ?

Oui. Dans l’affaire Aldi Süd, la Cour de justice a précisé le 26 septembre 2024 qu’une réduction présentée en pourcentage, ou par une formule soulignant un avantage de prix, doit être déterminée sur la base du minimum des trente jours. La simple présence de ce minimum ailleurs dans l’annonce ne suffit pas lorsque le grand pourcentage utilise un montant plus élevé. Vérifiez donc le calcul et la présentation ensemble.

Pour isoler le raisonnement sans inventer de tarif, prenons des indices pédagogiques. Le dernier prix vaut 100, mais le minimum récent vaut 80. Si l’offre vaut 72, la baisse par rapport au minimum est (80 − 72) ÷ 80, soit 10 %. La différence avec le dernier prix serait 28 %. Présenter cette dernière valeur comme la réduction promotionnelle donnerait une impression différente de l’avantage calculé sur la référence requise. Ces indices ne sont ni des euros ni des prix observés chez un vendeur.

Quand pouvez-vous garder le prix barré de la première démarque ?

La DGCCRF rappelle la règle française des réductions successives pendant une période déterminée. Les orientations de la Commission européenne, section 4.3, précisent le cas d’une baisse progressivement renforcée dans la même campagne, sans interruption. Vous conservez alors le minimum déterminé avant la première réduction. La baisse de la première étape ne devient pas automatiquement la référence barrée de l’étape suivante.

Même campagne continueIndice de référence initialIndice après démarqueRéduction totale
Première étape1009010 %
Deuxième étape1008020 %
Troisième étape1007030 %
Indices hypothétiques sans montant monétaire. Le minimum avant lancement est supposé égal à 100 ; les baisses se renforcent sans pause.

Gardez un identifiant de campagne, les dates de changement et la valeur de référence validée au lancement. Cela permet de distinguer une étape prévue d’un nouveau lancement. Le nom de la campagne ne fait pas la preuve de sa continuité : changer un visuel ou conserver la même page ne remplace pas l’historique des prix. Si l’outil revient au prix ordinaire entre deux étapes, examinez le scénario suivant au lieu de prolonger automatiquement la première référence.

Une pause entre deux offres remet-elle le compteur à zéro ?

Une interruption ne supprime pas les baisses précédentes. La Commission européenne) distingue les démarques continues des campagnes successives entre lesquelles le prix remonte. Pour une nouvelle annonce, le calcul général reprend le minimum de la période précédente, comprenant les offres qui s’y trouvent encore. Une journée au prix ordinaire ne transforme donc pas ce prix en nouvelle référence suffisante.

Reprenons des indices : une première campagne descend à 80, puis le prix revient à 100. Une nouvelle offre à 70 commence alors que la baisse à 80 figure encore dans les trente jours précédents. Sur la base minimale de 80, le rabais est de 12,5 %, et non de 30 %. Le calendrier précis doit montrer si la première offre reste dans la fenêtre. Ne donnez pas une date de réinitialisation générale à toutes vos références : leurs changements ne sont pas nécessairement identiques.

Dans votre outil, testez cette reprise avec une référence qui a réellement connu une baisse récente. Contrôlez la fiche produit, le panier et les annonces préparées. Si une formule de publicité a été créée avant le calcul actualisé, elle peut rester attachée à une ancienne base. La personne qui valide les prix doit pouvoir bloquer sa diffusion jusqu’à correction, même lorsque le nouveau prix final est correctement enregistré.

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Comment écrire une remise supplémentaire sans annoncer un faux total ?

Une baisse successive du prix et un pourcentage supplémentaire sur le prix déjà réduit demandent deux calculs. Dans un exemple indiciel, 20 % de réduction sur une base 100 donnent 80. Appliquer ensuite 10 % à 80 donne 72. La réduction totale par rapport à 100 est 28 %, pas 30 %. Cette arithmétique ne décide pas à elle seule de la référence légale : vérifiez d’abord si la campagne est continue ou si une nouvelle fenêtre doit être examinée.

Lorsque vous annoncez un avantage supplémentaire, indiquez sa base et les conditions qui déterminent le résultat. Une mention telle que remise additionnelle doit permettre de comprendre ce qui s’applique au prix déjà affiché. Évitez de changer simultanément l’ordre d’application, les exclusions et le prix barré sans refaire le test. Sur une sélection de variantes, vérifiez chaque combinaison concernée ; le texte général doit rester exact pour les articles auxquels vous l’associez.

Un code promo public échappe-t-il à la règle des trente jours ?

Les orientations européennes distinguent une réduction réellement personnalisée d’un code accessible à la clientèle en général. Un code publié sur votre accueil pendant une opération n’est pas automatiquement une faveur individuelle. L’annonce générale peut relever de la règle du prix antérieur. La qualification dépend du fonctionnement réel et des conditions : la présence d’un champ code dans le panier ne fournit pas, à elle seule, une exception.

Conservez la version de l’offre, son public et sa période. Séparez les programmes durables, les avantages liés à un achat antérieur et les campagnes temporaires ouvertes largement. Pour le calcul d’une nouvelle promotion publique, ne supprimez pas un prix réduit de l’historique simplement parce qu’il passait par un code. Demandez comment votre outil traite ces prix effectifs ; un journal qui ne conserve que le prix catalogue peut laisser de côté le changement que votre prochaine annonce doit prendre en compte.

Pouvez-vous remplacer la référence par le prix conseillé du fabricant ?

La DGCCRF sur les faux rabais distingue la réduction de votre propre prix d’une comparaison avec d’autres professionnels. Une comparaison doit être clairement identifiée et expliquer la nature du prix utilisé, par exemple un prix conseillé fabricant. Ce montant ne remplace pas silencieusement votre minimum récent pour calculer une remise que vous présentez comme votre promotion.

Si vous affichez plusieurs références, chacune doit avoir un rôle lisible. Le client ne devrait pas devoir chercher dans une note laquelle sert au pourcentage principal. Gardez la preuve de la comparaison annoncée et sa version au moment de la campagne. En cas de doute sur sa présentation, simplifiez l’affichage à la référence nécessaire et au prix final plutôt que d’empiler des montants barrés dont l’origine se confond.

Jusqu’où une démarque peut-elle aller avant de fragiliser l’expédition ?

La remise produit ne réduit pas automatiquement les dépenses de préparation. Au 14 octobre 2026, les constantes AirPost indiquent 0,85 € de plateforme par envoi et 2,25 € comme rémunération recommandée, à convenir, pour un petit colis. Leur somme illustrative est 3,10 €. Transport, matériaux et autres frais restent à ajouter. Ce sous-total ne dépend pas du pourcentage barré sur votre article.

Avant une nouvelle démarque, calculez votre contribution réelle après remise sur une base comptable cohérente, puis retirez les dépenses d’expédition applicables. Si vous ne connaissez pas l’étiquette ou l’emballage final, vous ne disposez pas encore du résultat complet. Les modalités d’AirPost pour les boutiques vous aident à convenir la préparation. La correction par avoir après un retour traite ensuite la vente corrigée, sans faire disparaître les dépenses déjà engagées.

Questions fréquentes

Quel prix de référence pour une promotion ?

En règle générale, le minimum pratiqué pendant les trente jours précédents. Le dernier prix catalogue n’est utilisable comme base que s’il correspond à la référence requise pour cette annonce.

Quel prix barrer à la deuxième démarque ?

Une campagne continue avec des réductions progressivement renforcées peut conserver sa référence initiale. Vérifiez la continuité réelle et gardez l’historique des étapes, plutôt que de choisir simplement le prix le plus élevé.

Une pause permet-elle de reprendre le prix avant promotion ?

Pas automatiquement. Une nouvelle campagne doit intégrer les baisses précédentes encore présentes dans la période de référence. Le retour temporaire au prix ordinaire n’efface pas cet historique.

20 % puis 10 % supplémentaires font-ils 30 % ?

Sur une même base initiale, non : l’indice 100 passe à 80 puis à 72, soit 28 % de baisse totale. Il faut aussi contrôler quelle référence juridique s’applique à l’annonce.

Le prix conseillé est-il mon prix de référence ?

Il peut servir à une comparaison clairement identifiée, avec sa nature explicitée. Il ne remplace pas votre prix antérieur pour calculer une réduction annoncée de votre propre prix.

Sources

Chiffrez la préparation réellement prévue avant de valider votre dernière démarque et son prix final.

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