En bref
- Aucun montant de revenu d’appoint n’est exonéré d’office : ce que vous gagnez se déclare. En micro-entreprise, vous payez 21,2 % de cotisations URSSAF sur votre chiffre d’affaires de prestations de services, même si vous ne payez aucun impôt sur le revenu.
- L’impôt sur le revenu dépend de tout votre foyer. Avec un abattement forfaitaire de 50 % en micro-BIC services, un petit revenu d’appoint reste souvent sans impôt.
- Le plafond de la micro-entreprise est de 83 600 € de chiffre d’affaires pour les services en 2026. La franchise en base de TVA s’applique jusqu’à 37 500 €.
- Les plateformes transmettent vos revenus au fisc. Le seuil de 30 transactions ou 2 000 € ne vaut que pour la vente de biens, pas pour des services.
- AirPost vous fournit un récapitulatif annuel, par trimestre. À 25 colis par semaine, vous touchez environ 1 746 € net par an.
- AirPost est un réseau de fulfilment peer-to-peer : les boutiques en ligne font emballer leurs commandes et déposer en point relais par des particuliers vérifiés proches de leurs clients, rémunérés par colis depuis chez eux. Pas d'entrepôt, pas de volume minimum de commandes.
Information générale, pas un conseil fiscal
Les règles changent et dépendent de votre situation. En cas de doute, interrogez votre service des impôts (SIE) ou l’URSSAF avant de vous appuyer sur cet article.
La question se pose presque toujours ainsi : « combien puis-je gagner à côté sans payer d’impôts ? » La réponse honnête commence par une distinction. En France, il y a l’impôt sur le revenu d’un côté et les cotisations sociales de l’autre, et ce ne sont pas les mêmes règles.
On peut gagner un revenu d’appoint sans payer d’impôt sur le revenu. On ne peut presque jamais le gagner sans rien payer du tout. Cet article passe en revue les chiffres de 2026, avec des exemples tirés de l’envoi de colis.
Existe-t-il un montant exonéré ?
Non. Il n’existe pas de seuil en dessous duquel un revenu d’activité sort de la déclaration. Selon impots.gouv.fr, les sommes issues de l’économie collaborative sont généralement imposables, à l’exception de la vente de vos biens personnels et du covoiturage à frais partagés.
L’impôt sur le revenu se calcule ensuite sur l’ensemble des revenus de votre foyer, avec le barème progressif. Si votre revenu imposable total reste dans la première tranche, l’impôt est nul. C’est ce qui donne l’impression d’une exonération.
En micro-entreprise, le revenu imposable n’est pas votre chiffre d’affaires : un abattement forfaitaire de 50 % s’applique pour les prestations de services commerciales (micro-BIC). Seule la moitié entre dans le calcul de l’impôt.
Occasionnel ou régulier : quel cadre ?
| Activité occasionnelle | Micro-entreprise | |
|---|---|---|
| Exemple | Aider une fois un voisin qui déménage | Emballer chaque semaine les commandes d’une boutique |
| Immatriculation | Non | Oui, via le guichet unique |
| Déclarer à l’impôt | Oui, dans la déclaration de revenus | Oui, avec l’abattement forfaitaire |
| Cotisations URSSAF | Selon la situation | 21,2 % du chiffre d’affaires, déclaré au mois ou au trimestre |
| TVA | Non concerné | Franchise en base jusqu’à 37 500 € |
Préparer et déposer des colis pour une boutique relève en principe des prestations de services commerciales (BIC). Vérifiez l’activité choisie lors de votre inscription, car elle fixe votre taux de cotisations et votre abattement.
Si vous le faites de façon ponctuelle, déclarez simplement les sommes dans votre déclaration de revenus. Si vous le faites chaque semaine, l’administration considère en principe que c’est une activité professionnelle. Au moindre doute, posez la question à votre SIE : c’est gratuit.
Micro-entreprise : combien coûtent les cotisations ?
En 2026, les cotisations sociales d’un micro-entrepreneur en prestations de services BIC sont de 21,2 % du chiffre d’affaires. Pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations : vous déclarez ce que vous avez encaissé, au mois ou au trimestre, sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
Ces cotisations sont dues dès le premier euro, que vous payiez de l’impôt sur le revenu ou non. C’est la vraie réponse à la question du titre : sans impôt, souvent ; sans cotisations, non.
Le plafond de chiffre d’affaires pour les prestations de services est de 83 600 € par an pour les revenus 2026 à 2028. Vous ne quittez le régime qu’après deux années civiles consécutives au-dessus.
Le versement libératoire : utile ou pas ?
Avec le versement libératoire, vous payez l’impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations : 1,7 % du chiffre d’affaires pour les prestations de services BIC. L’option est ouverte si le revenu fiscal de référence de votre foyer de l’avant-dernière année ne dépasse pas une limite ; pour une personne seule, 29 579 € pour une option en 2026.
Si votre foyer n’est pas imposable, le versement libératoire vous fait payer un impôt que vous n’auriez pas payé autrement. Il n’a d’intérêt que si votre taux d’imposition est déjà élevé.
Et la TVA ?
La TVA est une question à part. Avec la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA tant que votre chiffre d’affaires de prestations de services ne dépasse pas 37 500 € sur l’année précédente. Le seuil majoré est de 41 250 € : au-delà, la TVA s’applique immédiatement.
Ces seuils restent inchangés en 2026 : le projet de seuil unique a été abandonné. Sur vos factures figure alors la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Les plateformes déclarent-elles vos revenus ?
Oui. Depuis la directive européenne DAC7, les plateformes transmettent chaque année à l’administration fiscale les revenus de leurs utilisateurs, et vous en envoient une copie. Ces informations sont échangées entre les pays de l’Union.
On lit souvent qu’il faut dépasser 30 transactions ou 2 000 € pour être déclaré. Ce seuil ne concerne que la vente de biens, comme sur un site de petites annonces. Pour des prestations de services, les revenus sont transmis quel que soit le montant.
Partez donc du principe que le fisc connaît vos montants. Déclarer vous-même est plus simple qu’un redressement.
Comment ça marche avec AirPost
Créer un compte et fixer votre tarif
Votre adresse e-mail suffit. Vous fixez ensuite votre tarif par format ; à titre indicatif, 1,50 € pour un colis boîte aux lettres et 2,25 € pour un petit colis.
Une boutique vous envoie son stock
Les produits et les emballages arrivent chez vous. Le stock reste la propriété de la boutique.
Emballer et déposer
À chaque commande, l’adresse et le format s’affichent sur votre téléphone. Un clic achète l’étiquette, payée par la boutique, et vous déposez le colis en point relais ou en bureau de poste sur votre trajet : Colissimo, Mondial Relay, Chronopost ou UPS.
Solde et versement
Votre solde augmente dès qu’un colis est déposé. Une rémunération est disponible 3 jours après le premier scan du transporteur, et vous vous versez l’argent quand vous voulez, à partir de 10,00 €. Les paiements passent par Stripe.
Récapitulatif annuel
Dans l’application, un récapitulatif annuel indique par trimestre votre rémunération, le nombre d’envois et la commission retenue. C’est la base de votre déclaration.
Au versement, nous retenons 3 % de commission ; c’est la seule chose que nous facturons. Votre chiffre d’affaires, lui, correspond à la rémunération brute par colis. En micro-entreprise, la commission n’est pas déductible : l’abattement forfaitaire couvre déjà vos frais.
Combien il vous reste, en euros
| Par semaine | Chiffre d’affaires par an | Cotisations (21,2 %) | Net après commission et cotisations |
|---|---|---|---|
| 10 colis | 720 € | 153 € | 546 € |
| 25 colis | 1 800 € | 382 € | 1 364 € |
| 50 colis | 3 600 € | 763 € | 2 729 € |
| 100 colis | 7 200 € | 1 526 € | 5 458 € |
Même à 100 colis par semaine, vous restez loin du plafond de la micro-entreprise et du seuil de franchise de TVA. La seule question est l’impôt sur le revenu de votre foyer.
L’étiquette, elle, est payée par la boutique : le 26 septembre 2026, un colis de 2 kg en France coûtait 4,55 € hors frais AirPost dans notre relevé. Les pays et transporteurs disponibles sont sur la page des pays.
Ce que vous faites concrètement
- Décidez si c’est ponctuel ou régulier. Plusieurs colis par semaine pour une boutique, c’est régulier.
- Créez votre micro-entreprise sur le guichet unique, en prestations de services commerciales.
- Déclarez votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre sur le site de l’URSSAF, à partir du récapitulatif AirPost.
- Ne prenez le versement libératoire que si votre foyer est déjà imposable.
- Reportez le chiffre d’affaires annuel dans votre déclaration de revenus, sur la ligne micro-BIC.
- Prévenez la CAF ou France Travail si vous percevez des aides : ces revenus peuvent compter, même sans impôt.
Pour les tarifs, le temps nécessaire et les conditions, voyez la page Gagner de l’argent chez soi.
Questions fréquentes
Combien peut-on gagner à côté sans payer d’impôts ?
Il n’y a pas de montant exonéré d’office. L’impôt dépend du revenu de tout votre foyer ; avec l’abattement de 50 % en micro-BIC services, un petit revenu d’appoint reste souvent sans impôt. Les cotisations URSSAF de 21,2 % sont en revanche dues dès le premier euro.
Faut-il créer une micro-entreprise pour emballer des colis ?
Si c’est ponctuel, non : vous déclarez les sommes dans votre déclaration de revenus. Si vous le faites chaque semaine pour une boutique, c’est une activité régulière et la micro-entreprise est le cadre adapté. En cas de doute, demandez à votre SIE.
Dois-je facturer la TVA ?
Non, tant que vous restez sous la franchise en base : 37 500 € de chiffre d’affaires de services sur l’année précédente, avec un seuil majoré de 41 250 €.
Le fisc est-il informé de ce que je gagne via une plateforme ?
Oui. Les plateformes transmettent les revenus de leurs utilisateurs chaque année. Le seuil de 30 transactions ou 2 000 € ne s’applique qu’à la vente de biens ; pour des services, tout est transmis.
AirPost me fournit-il un document pour ma déclaration ?
Oui. Un récapitulatif annuel dans l’application indique par trimestre votre rémunération, vos envois et la commission de 3 % retenue au versement.
Sources
- impots.gouv.fr — Comment déclarer mes revenus issus de l’économie collaborative ?
- impots.gouv.fr — Transfert d’informations DPI-DAC7 (plateformes)
- EUR-Lex — Directive (UE) 2021/514 (DAC7), définition du vendeur exclu
- Service-public.fr — Nouveaux seuils de la micro-entreprise (83 600 € pour 2026 à 2028)
- Service-public.fr — Cotisations sociales du micro-entrepreneur (21,2 %)
- Service-public.fr — Régime fiscal de la micro-entreprise (abattement, versement libératoire)
- Service-public.fr — Franchise en base de TVA (37 500 € / 41 250 €)
- URSSAF — Portail officiel des auto-entrepreneurs
- Guichet unique des formalités d’entreprises
La vraie question n’est pas combien reste exonéré. C’est ce que vous déclarez, et à qui d’autre vous devez le dire.
Voyez s’il y a des boutiques près de chez vous
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